AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 L'héritage des Daedrik

Aller en bas 

Vous avez aimés ?
Oui
100%
 100% [ 3 ]
Non
0%
 0% [ 0 ]
Moyen
0%
 0% [ 0 ]
Total des votes : 3
 

AuteurMessage
[Chef-MJ]Amiral
Chef MJ
Chef MJ
avatar

Messages : 74
Date d'inscription : 17/03/2011
Age : 24
Localisation : A la map shop.

MessageSujet: L'héritage des Daedrik   Ven 18 Mar - 15:13

Bon voilà se Rp n'est pas de moi mais je le trouve sympathique ! Very Happy

La Légende raconte que...


Un vent violent et glacial hurlait en Amakna…

Le
tic-tac du sablier égrainait les secondes. Dans la cheminée le feu
crépitait. Le vieux Xelor posa sa plume et referma son grimoire. Il
retira ses lorgnons de sur son nez et redressa la tête.


- « Ho !!! Vous êtes là !!! » Fit il en souriant.
- « Entrez vite il fait froid dehors… Assoyez-vous. » Continua t-il.

Devant lui une douzaine de gamins, la bouille tartinée de gelée de fraise, le regardaient d’un air malicieux.

- « Nous allons faire du thé. Voulez vous des gâteaux ? » Fit le vieillard en se levant en s’aidant de sa cane noueuse.
- « Ouuuuuuuiiiiii !!!! » Répondit la marmaille en chœur.

Le Xelor accrocha une bouilloire pleine d’eau sur une crémaillère qui était dans la cheminée.
Une des gamines revint de la cuisine avec un plat plein de gâteaux secs. Elle avait un regard rieur.


- « Ces gâteaux là ? » demanda t-elle.
Le vieux Xelor sourit.
- « Pose les sur la table basse. » Fit il en s’asseyant sur le gros fauteuil, en cuir de bouftou, à coté de la cheminée.

Les gamins s’assirent, devant lui, en demi-cercle et se gavèrent de gâteaux. L’ancêtre appuya son menton sur sa canne.


- « Alors quelle histoire je vais vous raconter aujourd’hui ? » Demanda t-il.
- « Wunch… chischoirie… humpec… chec… phemon. » Fit un petit Cra la bouche pleine de biscuits.

Le vieillard rit aux éclats, imité par les enfants, la seconde suivante.


- « Une histoire avec des démons. » Répéta le gamin après avoir vidé sa bouche.
- « Une histoire avec des démons ? » Répéta le Xelor.
- « Mais les démons n’existent pas. - continua t-il – Amakna possède tout au plus quelques Brakmariens… »
- « Si…. Ils existent » Le coupa une petite panda toute joufflue.

Le vieillard fronça les sourcils


- « Ha bon ? » Demanda t-il surprit.
- « Oui… Mon père me l’as dit. » Surenchérit la gamine.
- « Et que t’as dit ton papa ? » Demanda t-il.
- « Que si je mange pas ma soupe de bambous, les Daedrik viendront m’emporter dans la nuit. »
- « Chuuuuuuuuttttt…. » Fit le Xelor à voix basse… Feignant l’inquiétude.
- « Il y a des noms à ne pas prononcer. » Ajouta t-il en plaisantant.
- « Ton papa a raison, les Daedrik étaient en effet d’impitoyables démons. »
- « Ils mangent les petits enfants. » Fit une petite Féca avec un ruban rose dans les cheveux.

Le vieux Xelor secoua la main négativement.


- « Non,… Non, ils ne mangeaient pas les enfants… quoique certain d’entre eux avait un gout prononcé pour la chair ‘humaine’. ».

Il marqua un temps d’arrêt.

- « Vous voulez que je vous raconte l’histoire des Daedrik ? »
- « Ouuuuuuuiiiiii !!!! » firent les enfants unanimes.
- « Bien… Alors… Heu… Comment ça commence déjà… » Fit-il en pensant à voix haute.

Un petit Eniripsa courut à l’écritoire et ramena le grimoire et les lorgnons.
L’ancêtre sourit et posa le tout à ses pieds.


- « Non, je n’ai pas besoin de cela… Il faut juste que je fasse appel à ma mémoire.

Il ferma les yeux et se mit à prier tout haut.

- « J’en appelle à Xelor… dieu du temps et des ans… J’en appelle à la mémoire de mes
ancêtres… répondez moi… Car je suis… LEGENDE !!!… La mémoire vivante d’Amakna… »

Le vieux Xelor ouvrit les yeux, ils étaient noir comme de la teinture sombres.

- « Hoooooooo !!! » Firent les enfants ensemble, nullement inquiet, tant ils avaient déjà vu ce spectacle.
- « Alors voila les enfants » Fit il d’une voix caverneuse.
- « Il étais une fois… Il y a bien longtemps… Alastor et Erzebeth… C’était en… »

Dans la cheminée la bouilloire se mit à siffler…

Un vent violent et glacial hurlait en Amakna…

Le soleil parvenait à peine à éclairer les murs de la ville tant le brouillard étais épais ce matin là.

Sire
Ulgrude regarda le paysage au loin, tout n’était que prairie à perte de
vue. Il enfila son heaume et enfourcha sa dragodinde, qui s’affaissa
légèrement sous le poids du seigneur sur ses reins.
Sous la conduite
de son cavalier l’animal se mit à trotter devant les Iops alignés en bon
ordre. Ulgrude passait en revue ses troupes. Derrière les Iops se
tenait une cohorte de xelors. Les cras quand à eux fermaient la marche
et faisait rempart devant les Eniripsa. Cinq milles anges parfaitement
alignés s’apprêtaient à partir à l’assaut des murs de Brakmar la sombre.

Bien qu’il détestait la guerre, Ulgrude ne pouvait faire autrement.
Il ne pouvait laisser impunis les crimes odieux perpétré par les
Aedrik, famille, autoproclamée, souveraine de Brakmar. Il était temps de
mettre un terme à leur joug et d’effacer par la même la défaite de la
dernière bataille. Ulgrude avait tiré les leçons de ce que l’on appelait
la ‘bataille du Crépuscule’, surnommé comme cela car l’assaut final se
fit alors que le soleil se couchait. Son armé, le soleil dans les yeux,
ne vit que trop tard les cohortes de la légion pourpre qui l’avait prise
en tenaille. Cette fois ci il attaquerait à l’aube.
Il tira lentement son épée et la pointa vers le ciel.

-
« Bontariens !!! - Hurla t-il -Nous ne pouvons tolérer plus longtemps
les crimes des Aedrik. Soyez fier aujourd’hui du rôle que vous aller
jouer dans l’histoire. Avancez à mes cotés sur les murs de cette cité
qui fait honte à tout Amakna. Pour la gloire de Bonta. Ce soir nous
marcherons sur Brakmar.».

Il désigna le sud de la pointe de sa
lame… Dans un fracas métallique, dut au cliquetis des armures, l’armée
se mit lentement en route…

Arrivée aux confins des plaines de
Cania, Ulgrude et ses hommes sentirent une odeur épouvantable s’échapper
des landes de Sidimote. L’air ambiant semblait lourd. Des effluves
putrides s’infiltraient dans les narines des soldats, qui grimaçaient
tant l’air était nauséabond. Ils s’arrêtèrent horrifié par le spectacle
qu’ils venaient de découvrir.

De mémoire d'Enutrof on n’avait
jamais vu cela. Vingt milles Bontariens empalés bordaient la route de la
lande allant au palais d’Alastor Aedrik. Au sommet des pals les Corbacs
se régalaient des yeux des cadavres. Les crocs glands enragés eux se
contentaient des viscères que les corps putréfiés laissaient tomber au
sol. Devant cette abomination, Ulgrude ne pût convaincre son armée à
l’attaque et battit en retraite.

‘Mort, pestilence, famine et guerre’ tel était l’adage des Aedrik.
En
souverains cruels, Alastor Aedrik et Erzebeth, son épouse, comtesse des
supplices, posaient un joug froid sur la cité sombre. Nombres de morts,
de disparus ou d’empoisonnés leur était attribué. Et sans leur garde
personnelle, la légion pourpre, surnommée ainsi à cause de la couleur de
leurs cuirasses entachées de sang, les Brakmariens eux-mêmes les
auraient bannis depuis longtemps.

Mais malgré tout cela la fin de leur joug approchait.

Seniug, capitaine de la légion pourpre, poussa devant lui l’alchimiste qui rechignait à avancer.
- « Avance, alambiqueur de pacotille, le seigneur Aedrik n’aime pas patienter. »
Reicros
était en train de regretter amèrement son titre d’alchimiste officiel
de la famille Aedrik. Sous les rudes bousculades du colosse, ils
arrivèrent rapidement devant les portes du palais. La porte s’ouvrit
doucement sur la salle du trone. L’alchimiste avala sa salive et fit un
pas.
- « Reicros… mon ami » L’enjoua Alastor pour l’encourager à avancer.
L’alchimiste se courba jusqu’au sol pour saluer.
- « Relève toi donc et approche, j’ai besoin de tes services. » Ordonna le seigneur.
Peu
rassuré le vieil homme s’approcha. Alastor releva sa manche droite et
exhiba son avant bras au guérisseur. Une profonde estafilade partait du
pli du bras jusqu’au poignet. Reicros examina fébrilement la blessure.
- « Défense de sanglier ? » Demanda t-il timidement.
Alastor secoua la tête affirmativement.
-
« Cette maudite bête n’était pas morte, aussi quand je me suis approché
d’elle j’ai eu droit à un coup de défense. Enfin elle ne fera plus de
mal à personne maintenant. » Répondit Alastor en désignant du doigt un
trophée qui était accroché au mur.
- « Sa chair était tendre et juteuse. » fit une voix féminine.
Reicros
tourna la tête. Elle était là. Enveloppée dans une toge rouge qui
moulait ses courbes scandaleuses. Combien n’aurait-il pas donné pour la
posséder… ne serait ce qu’une seconde… la serrer dans ses bras. Ce qui
lui aurait très certainement valut d’être écartelé en place publique.
Elle lissa ses cheveux noirs comme l’ébène et porta à sa bouche une
coupe qui contenait un liquide rouge et épais qui lui colora ses lèvres
blafardes. L’alchimiste fit une grimace de dégout.
- « Nom d’un Bashee-bouftou. - Jura Seniug – Notre apothicaire ne supporte pas la vue du sang. » Continua le titan.
- « Ce ne seras rien votre souveraineté. » Fit l’alchimiste en ouvrant sa sacoche.
Il
avança la main vers les flacons et hésita un instant. Dans l’un des
flacons, de la poudre d’ailes d’Eniripsa qui soignerait la blessure en
quelques jours… Dans l’autre… du venin de Scorbut séché… qui tuerais le
seigneur à petit feu, aussi surement qu’un nouveau né tuerais une
arakne. Il avala sa salive, une goute de sueur roula entre ses
omoplates. Il se rappela les paroles de l’Ecaflip sombre qui était dans
son laboratoire quelques heures auparavant.
- « Alastor ne doit pas survivre à sa blessure. »
Reicros saisit le flacon contenant la liqueur noire et la versa sur la blessure…


________________________________________


- « Bois ta liqueur charlatan. » Ordonna Erzebeth en hurlant de rage.
L’alchimiste
saisit le flacon en tremblant. Il l’approcha de sa bouche et le laissa
tomber au sol. La flasque de verre se brisa en touchant le carrelage du
sol.
- « J’en étais sure… du poison. » Vociféra t elle.
Elle se
précipita toutes griffes dehors sur le vieillard et tenta de lui
arracher les yeux. L’alchimiste ne dut son salut qu’à l’intervention du
capitaine de la garde qui s’interposa.
- « Allons ma reine, ce n’est pas un comportement digne de vous. »
- « Seize jours qu’Alastor était à l’agonie et c’est ce fils de… Bontarien qui l’a empoisonné. » Fit elle avec amertume.
- « Je veux qu’il crève à petit feu. » Ordonna t-elle.
Bizarrement elle se calma presque immédiatement et sourit cruellement.
- « C’est ça… à petit feu. » Répéta t elle en regardant les braises rouges dans le foyer de la cheminé.
Elle
s’agenouilla prés de la cheminée et saisit une braise à pleine main. Sa
peau blanche grésilla sous l’effet de la chaleur, la douleur de son
cœur lui permettait d’endurer celle de sa main autrement plus douce.
- « Saisissez le, déshabillez le et aller l’attacher au sol sur la place du village. »
L’alchimiste
voulut ouvrir la bouche pour implorer la pitié de la souveraine, mais
le coup du manche de hache donné par le capitaine de la garde le plongea
dans un léger comma. Quand il se réveilla il était attaché au sol entre
quatre poteaux. Sa toge lui ayant été retirée, il était dans le plus
simple appareil. Les badauds formaient un cercle autour de lui. Erzebeth
se tenait à coté de lui.
- « Bien dormi ? » Demanda t elle sur un ton sarcastique.
Il se mit a grelotter de froid.
- « Tu as froid ? Nous allons arranger cela. » Fit elle avec un sourire.
Il tourna la tête et aperçu une brouette pleine de charbons ardents.
Elle saisit la pelle d’un Enutrof, qui était parmi la foule, et la plongea dans les braises.
- « Il est temps de mourir. » Ajouta t elle en déversant la première pelletée sur le torse du vieillard.
Elle
déversa la seconde dans la bouche de l’alchimiste afin de l’empêcher
d’hurler… Vingt minutes plus tard, quand plus aucune partie du corps de
Reicros, mis à part son visage, ne fut à l’air libre, son cœur cessa de
battre.
Erzebeth ressentit alors un soulagement. Ses pensées
s’envolèrent quelques secondes vers Alastor, mit au tombeau un peu plus
tôt dans la matinée.

- « La reine protégez, la reine. » Hurla Seniug.

Erzebeth
sortit de sa torpeur. Les quatre gardes l’entouraient, arme au poing,
et repoussaient la foule qui venait de se soulever devant la sauvagerie
de l’exécution.
Menaçante la population obligea Erzebeth et sa garde à
reculer jusqu’aux portes de la ville, qu’ils refermèrent sur eux.
Edifiée par la réaction du peuple la souveraine déchue resta sans voix.
Par delà les murailles de la ville on entendait les cris des
légionnaires se faisant écharper par le peuple révolté. Surpris par la
soudaine révolte la légion pourpre fut assaillit de toute part, par la
foule hystérique.
Les cris des gardes se faisant pourfendre, le bruit
sourd des corps tombant au sol après avoir été précipité du haut de la
tour, rythmaient les cris des villageois sombrant dans l’euphorie du
massacre.
Erzebeth regarda ses quatre cerbères. Séniug dit "Le colosse", Dremora dit "Pestilence", Behemot dit "Reptile" et ...

[Légende arrêta son récit quelques instants.
- « Comment s’appelait-il déjà le quatrième ? »
Pensif, il se gratta la tête.
-
« Je ne me rappelle plus, mais je sais que quelque part dans une
galerie sombre, entre ‘l’armure’ et ‘la guerre’, il tourne le dos ses
frères. »]


- « Nous ne pouvons plus rien faire pour eux.
Il faut partir avant que la foule ne se ravise et vienne nous lapider. »
Marmonna Behemot.

Un vent violent et glacial hurlait en Amakna…

Erzebeth haussa son col.

- « Allons-y » Fit-elle en regardant amèrement les murs de la ville infâme...


Un vent froid et glacé hurlait en Amakna ...

L'écureuil bondit
d'arbre en arbre vers la clairière. Tel un papillon envouté par la
lumière, il se sentait irrémédiablement attiré par la soudaine clarté
qui était apparue. Perché sur une branche il s'arreta et contempla
l'étrange spectacle qui s'offrait a ses yeux de primate.

Dans
cette nuit sans lune, le feu allumé au centre de la clairière diffusait
une douce clarté. L'animal, curieux, pencha la tête et admira la femme
qui tournait inexorablement autour du foyer.
Entièrement dévêtue,
elle ne portait sur elle que de nombreux bracelets aux poignets et aux
chevilles. A son cou pendaient quelques colliers fait de cordelettes, de
crocs et de griffes.

Ses cheveux noirs comme l'ébène lui
tombaient sur les reins. Sa peau extremement blanche était couverte de
nombreux dessins et symboles. Enfin dans sa main droite, elle tenait un
étrange objet noir, pointu et apparemment tranchant. Elle dansait
frénétiquement sur un rythme endiablé qu'elle seule pouvait entendre.
Son corps prenait des poses et des attitudes pour le moins curieuses.
Tantôt a quatre pattes, tantôt arc boutée, ses postures semblaient plus
félines qu'autre chose. Il lui arrivait de bondir, telle une écaflip, au
dessus du feu. Agitée de soubressauts, il lui arrivait de venir se
prosterner devant un immense chêne, dont les branches supportaient de
longues lianes. L'écureuil cligna des yeux plusieurs fois et s'enfuit,
terrorisé.

Tels de longs doigts, les branches de l'arbre avaient
saisit le corps de la femme et l'avaient soulevé de terre. Les lianes,
qui ondulaient comme des serpents, s'étaient enroulées autour de sa cage
thoracique. Les extremités, accérées comme des griffes, entaillaient
douloureusement ses chairs et diffusaient la sève.

Erzebeth
ouvrit la bouche et chercha à reprendre son souffle. Les lianes
resserrèrent un peu plus leur étreinte, l'empechant ainsi de respirer.
Sa tête tomba doucement sur son épaule, et tandis que ses paupières se
fermaient, la dernière image qu'elle vu fût celle de deux yeux noirs et
blancs, sur le tronc, qui la regardaient éttouffer...


________________________________________



Ile des Dragoeufs,

Dremora entra en trombes dans la maison.

- "Que se passe t'il ?" demanda t'il essouflé.

Ses trois comparses le regardèrent en silence.
Sur la grande table gisait Erzebeth enroulée dans une cape sombre.
Dremora s'approcha.

- "Elle est morte ??" demanda t'il.
-
"Guère mieux... nous l'avons trouvé ce matin dans la clairière." fît
Behemot en soulevant la cape pour lui montrer l'état du corps de la
souveraine déchue.
- "Mais que faisait-elle seule la bas ?" questionna le légionnaire.
- "Encore cette lubie de vouloir donner vie a un grand arbre, afin qu'il nous aide a entrer dans Brâkmar." fît Siniug.
- "On dirait qu'elle y est arrivée" ajouta l'Infernal.
- "Ce n'est pas tout, regarde ses bras et ses jambes." fît Behemot.

Dremora
posa les yeux sur les membres de la femme. Ils n'avaient plus rien
d'humain. Il lui saisit doucement une main et la détailla. Erzebeth
sortit de son coma a ce moment là. Elle ouvrit les yeux et prit une
profonde inspiration. Elle porta ses mains devant ses yeux et les
regarda attentivement. Si les formes étaient exactement les mêmes, la
texture, elle, s'approchait de celle du bois. Ses doigts ressemblaient à
de larges brindilles sombres, presque noires. Ses paumes et ses
poignets étaient recouverts d'une peau brûne et sèche, s'apparentant a
l'écorce. On pouvait apercevoir les veines végétales là ou l'écorce
était tombée. Ses bras quant a eux étaient d'une couleur verte et
craquaient lorsqu'elle essayait de les plier.

- "Depuis combien de temps suis-je comme cela ?" demanda t'elle tout bas.
- "Vous étiez parfaitement normale lorsque l'on vous a retrouvé ... il y a moins d'une heure." répondit Siniug.
- "Je me transforme en ... statue de bois ?" demanda t'elle.

Les quatre cerbères hochèrent la tête en signe d'affirmation.
Elle eût un sourire crispé.

- "J'ai réussi Siniug... j'ai réussi" chuchota t'elle.
- "Oui ma Reine" répondit le soldat.
-
"J'ai créé une abomination ... on se souviendra de moi comme celle qui a
donné naissance au chêne qui transforme en statue de bois." fît t'elle
entre deux quintes de toux.

- "Oui ma Reine" continua le légionnaire.
- "J'ai du mal à respirer" fît-elle doucement.

Dremora regarda son torse et ses seins. Ils prenaient peu a peu une teinte brûne.

- "Je ne verrais donc pas Brâkmar se mettre a genoux."

Les quatre soldats regardèrent le sol tristement.

- "Jurez-moi ..."

Elle fût prise par une nouvelle quinte de toux.

- "Jurez-moi que vous ferez perdurer éternellement l'adage qui était le nôtre."

Les quatre légionaires posèrent leur main droite sur sa poitrine.

- "Nous le jurons, ma Reine. Aujourd'hui vient de naître l'ordre d'Aedrik" fît Siniug.

Elle sourit mélancoliquement.

- "Prenez soin de mon h..."

Ses lèvres se figèrent et prirent une teinte brune. Siniug couvrit la statue de bois a l'aide de la cape.

Au loin un mulou hurla.


Face
au soleil couchant, les quatre soldats finirent de combler la tombe.
Ils posèrent un genoux au sol et méditèrent quelques instants en
silence.

- "Mort, guerre, pestilence et famine pour Amakna" fît Siniug en se relevant.
- "Mort, guerre, pestilence et famine pour Amakna" répétèrent les trois autres ensemble.

Tandis que Siniug admirait le couchant, en pensant a l'avenir, les trois autres retournèrent à la maison.

Dans la main gantée du guerrier se glissa la menotte de l'enfant.
- "Elle dort maman ?" demanda la gamine.
- "Allons ma Reine, il va faire nuit, il faut rentrer." fît l'assassin en prenant la fillette dans ses bras.

(A suivre...)

Je ne donne pas la source au risque de faire de la pub.

Cordialement, Amiral !



_______________________________________________________

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
http://www.rpg-paradize.com/?page=vote&vote=23059
 
L'héritage des Daedrik
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Fan-Fiction] L'Héritage: Tome 1, Sokar
» GN Héritage d'Hallapandur - 25/26 Avril 2009
» GN L'héritage des Buckden (GoT)
» [Héritage] Entrevue vidéo avec Exo-6 sur BIONICLE Héritage
» [Blog] BIONICLE : L'Héritage de l'Univers

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Empacher :: Taverne :: Espace Rôle Play-
Sauter vers: